Tolérance par l'habitude ou stress grandissant
En cas de dérangements répétés, les animaux sauvages réagissent de deux manières:
Habituation
Lorsque les dérangements sont similaires, constants et relativement fréquents et que les animaux peuvent s’échapper, ceux-ci peuvent s’y habituer. C’est notamment le cas le long d’un itinéraire balisé, très fréquenté ou près d’un refuge où les mouvements sont permanents. Ces dérangements sont prévisibles pour les animaux, et, petit à petit, ceux-ci ne réagissent plus avec stress ou par la fuite. Pour les bouquetins, par exemple, l’habituation peut s’observer près d’un emplacement de pierre à sel ou lorsque des chamois observent l’ascension de randonneurs depuis un lieu sûr.
Sensibilisation
Le contraire de l’habituation s’appelle la « sensibilisation ». A chaque dérangement, les animaux sont davantage stressés et fuient de plus en plus loin ou abandonnent même le site. La sensibilisation s’observe en particulier en cas de dérangements répétés, imprévisibles, venant d’en haut, p. ex. des skieurs. Le phénomène de sensibilisation est le moins connu. Les réactions violentes restent souvent inaperçues, car les animaux effrayés se tapissent ou fuient longtemps avant d’être vraiment vus. Parfois, on trouve encore de traces de leur présence – par exemple, un igloo abandonné par un tétras-lyre.
En cas de dérangements répétés et imprévisibles, les animaux sauvages ne se sentent plus en sécurité et abandonnent leurs lieux de retrait, de nourriture, de parade ou de nidification d’origine. Les conséquences peuvent être néfastes: chute du taux de reproduction ou dégâts dans les lieux de refuge, p. ex. abroutissement des jeunes arbres dans une forêt protectrice.
Animaux sauvages en hiver
Stress et fuite augmentent la consommation d'énergie
Dérangements critiques, moments problématiques


